Quand le désir est en jeu

Chaque homme ou chaque femme peut perdre à un moment un intérêt pour la sexualité. Le désir fluctue en fonction des évènements, de l’âge, des maladies, des saisons ! Il est assez normal de vivre des fluctuations de son désir. Il est inutile de dramatiser. En revanche, si vous souffrez d’un manque de désir depuis quelques mois, cela peut être un signal d’alerte, car vous risquez de vous retrouver dans une relation non satisfaisante. Or le désir reste un moteur important du couple.

Autant les hommes que les femmes peuvent connaître ce que les sexologues appellent  un « désir sexuel hypoactif» Différents facteurs peuvent bloquer le désir : soit au niveau corporel : « je ne connais pas bien mon corps » «  je ne me sens pas bien dans mon corps », soit au niveau psychologique  l’éducation, le passé, des tabous peuvent entraver le désir.  Des blocages relationnels et émotionnels peuvent aussi entrer en compte : conflits dans le couple, traumatismes subis, manque de temps, dépression, manque d’appétit de vivre. Les moments de la vie sont aussi importants. Toute femme va connaître des baisses de désir après une grossesse et à la ménopause. Quand ce problème persiste, il entraîne souvent une détresse, la personne se culpabilise et n’ose pas toujours en parler. Le recours à un tiers peut être bénéfique. En effet, au-delà de l’aspect médical, la sexothérapie identifie vos facteurs bloquants et vous propose des pistes pour raviver le désir.

Il existe également mais plus rarement « un désir sexuel hyperactif ». L’accent est mis sur la place de la sexualité dans la vie et le rapport au partenaire dans le traitement.